LES VOIES CHIMIQUES DU BONHEUR

Rien n’est plus difficile à définir que le bonheur, et les neurologues se bornent souvent à énumérer les conditions psychiques et physiques qui sont absentes lorsqu’un individu se sent heureux, un peu comme si l’état de bonheur n’était possible que l’lorsqu’on ne ressent ni douleur ni émotion négative.

Cela dit, il est probable que chacun d’entre nous a sa propre façon d’être heureux, mais que certaines caractéristiques du bonheur, telles qu’un bien être général, une sensation de plaisir ou la certitude que l’existence à une valeur et un sens, sont partagées par tous.

Le bienêtre, qui résulte d’un afflux de dopamine dans le cortex, est surtout ressenti dans le faisceau médian du cerveauantérieur, ou nait l’impression que la vie forme un tout harmonieux et cohérent. Lorsque cette aire est privée des neuromodulateurs dont elle a besoin, l’individu se sent misérable et le monde lui parait divisé, menaçant, dénué de signification.

La véritable origine du mal, cependant, reste l’amygdale*, qui est toujours sur le point de produire des émotions négatives, peur, anxiété ou tristesse. Elle tend néanmoins à s’assoupir dés que l’individu fixe son attention sur une activité intéressante, d’où peut être l’expression populaire : « le travail, c’est la santé. »

*Amygdale : minuscule organe dont la fonction est de déclencher en nous des réactions de rejet. C’est l’un des principaux agents de notre survie animale. Mais, il outrepasse souvent son rôle en suscitant des impressions négatives pouvant aller du malaise au désespoir.

ALORS, ETES VOUS D’UNE NATURE HEUREUSE ?

Il a été prouvé par la neuroscience que la plupart de nos attitudes et stratégies de défense sont fondamentalement négatives

Comme notre système limbique est largement inconscient et que les liaisons nerveuses de notre cerveau assurent une nette prédominance de nos émotions sur notre intellect, il en résulter que nous ne sommes habituellement conscients que d’une toute petite fraction de ce que nous vivons réellement.

Une raison qui conduit les neuropsychiatres à insister sur l’idée que le bonheur est avant tout une absence de malheur est que celle-ci a un fondement scientifique : grâce aux immenses progrès accomplis depuis un siècle dans la connaissance du cerveau humain, on sait aujourd’hui que l’anxiété, la crainte, toutes les réactions de rejet ou de dégoût sont produites pas un des organes du système limbique, l’amygdale ; on sait aussi qu’un neuromodulateur, la dopamine, a pour effet d’annuler ces impressions négatives, créant l’état sans souffrance que, par défaut, nous appelons bonheur.

Curieusement, les femmes ont tendance à utiliser de préférence leur hémisphère cérébral droit, alors que les hommes privilégient plutôt l’hémisphère gauche. Elles ont par ailleurs un accès beaucoup plus facile à leurs deux hémisphères, qu’elles emploient plus souvent ensemble, et sans doute plus efficacement, que les hommes.

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